14 Juillet 2026

Quel est le vrai coût des paiements ? Les coûts des cartes, de TWINT et des espèces dans le commerce de détail,


Andrea Kistler

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Les paiements numériques progressent – mais ils ne sont pas gratuits
Les paiements par carte, le mobile payment et les applications comme TWINT font aujourd’hui partie du quotidien dans le commerce de détail en Suisse. Pour les clientes et clients, cela signifie avant tout confort, rapidité et flexibilité. Pour les commerçants, la réalité est différente : chaque paiement sans espèces engendre des coûts – et ceux-ci s’additionnent.

 

Ce que les commerçants paient réellement pour les paiements par carte
À chaque paiement par carte de débit ou de crédit, des frais dits merchant fees s’appliquent.
Ils se composent notamment de :

  • frais d’interchange (versés à la banque du client)
  • commissions des prestataires de paiement
  • coûts liés aux terminaux et aux services

En Suisse, les frais d’interchange se situent actuellement autour de :

  • cartes de débit : env. 0,12 % à 0,2 % 1
  • cartes de crédit : env. 0,44 % 2

Selon le prestataire, le modèle contractuel et le type de transaction, des coûts supplémentaires peuvent s’ajouter. Point particulièrement important : pour les petits montants, la part des coûts par transaction augmente sensiblement.

TWINT : pratique pour les clients – plus nuancé pour les commerçants
TWINT est aujourd’hui l’application de paiement la plus utilisée en Suisse – et elle est devenue presque incontournable du point de vue des clientes et clients. Pour les commerçants, la structure des coûts est toutefois plus nuancée :  env. 1,3 % par transaction pour les paiements par QR code selon l’intégration, des coûts comparables à ceux des cartes de débit, voire supérieurs – l’usage concret est déterminant Pour les petits montants, l’absence de commission minimale est certes un avantage, mais la part en pourcentage peut néanmoins être significative. Ce qui est extrêmement pratique pour les clientes et clients ne constitue pas toujours l’option la plus économique pour les commerçants.

Les espèces : des coûts différents – mais toujours centrales au quotidien
Les espèces présentent un avantage clair : elles n’entraînent pas de frais de transaction directs.
Les coûts apparaissent toutefois à d’autres niveaux :

  • comptage et manipulation
  • dépôts et logistique du cash
  • transport et sécurité
  • infrastructures telles que caisses, coffres-forts ou distributeurs automatiques

Une grande partie de ces coûts correspond à des coûts fixes, indépendants du volume des transactions.
Concrètement, cela signifie : moins les espèces sont utilisées, plus le coût par transaction augmente.
Parallèlement, le Swiss Payment Monitor montre que 4: les espèces restent l’un des moyens de paiement les plus utilisés en Suisse et sont, pour les paiements sur place, quasiment à égalité avec les cartes de débit.

👉 Pour les commerçants, cela signifie :
Les espèces ne sont pas uniquement un facteur de coûts, elles restent également pertinentes pour l’expérience client et les préférences de paiement.
 

C’est précisément là que se situe le levier : grâce à des solutions modernes de gestion du cash, il est possible d’optimiser les processus liés aux espèces et de réduire les coûts :

  • moins de tâches manuelles
  • une sécurité des processus accrue
  • des opérations plus efficaces, en front- et back-office

Les espèces ne disparaissent pas – elles deviennent maîtrisables économiquement et exploitables de manière stratégique.

Pourquoi le paiement devient une décision stratégique
Le choix des moyens de paiement a un impact direct sur les marges, l’efficacité et l’expérience client.
Les commerçants qui pilotent activement leurs processus de paiement peuvent :

  • optimiser leurs coûts de manière ciblée
  • améliorer l’efficacité de leurs opérations
  • et proposer simultanément une expérience d’achat moderne

Le paiement n’est donc plus seulement une question technique – mais bien une décision stratégique.

Conclusion
Les paiements numériques progressent – mais ils ne sont pas gratuits. Les espèces restent un complément important dans le mix des paiements : non pas malgré, mais précisément grâce à leur structure de coûts maîtrisable.


👉 L’enjeu n’est pas « cash ou carte ».
👉 L’enjeu est une combinaison intelligente, qui équilibre coûts, efficacité et expérience client.

 

Sources: 
1 bag.admin.ch
2 swiss-payment-association
3 twint.ch 
4 Swiss Payment Monitor

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